League of Legends – Champion: Sivir

Mise à jour: 18.11.2019 00:03, Patch 9.22.1

Toutes les peaux de Sivir

Sorts par Sivir

Sivir ADC

Ordre de compétence

1. Q
2. W
3. E
4. Q
5. Q
6. R
7. Q
8. W
9. Q
10. W
11. R
12. W
13. W
14. E
15. E
16. R
17. E
18. E

objets

Lame tempêteJambières du berzerkerCanon ultrarapideLame d'infiniAnge gardienSoif-de-sang

Objets de départ

Lame de DoranPotion de soin

Runes

PrécisionJeu de jambesTriompheLégende : alacritéCoup de grâceSorcellerieCéléritéTempête menaçanteVitesse d'attaqueRésistance magiqueMise à l'échelle de la santé

Sorts d’invocateur

Saut éclairSoins

statistiques

  • 52.22%

    Taux de réussite

  •  
  • 4.20%

    Taux de lecture

  •  
  • 0.07%

    Taux d'interdiction

  •  

Conseils lorsque vous jouez contre Sivir:

  • Il faut beaucoup de mana pour lancer Lame boomerang ; esquivez pour prendre l’avantage sur Sivir. Si vous êtes touché, évitez la lame au retour.
  • Sivir est puissante sur sa voie. Si vous la laissez seule trop longtemps, vos tourelles seront rapidement détruites.
  • Vous pouvez forcer Sivir à gaspiller son Bouclier magique en faisant semblant d’avancer vers elle.

Astuces pour jouer Sivir:

  • La lame de Sivir revient vers elle comme un boomerang, ce qui permet de changer de position et de toucher ainsi des ennemis qui auraient pu l’éviter.
  • Activer Ricochet réinitialise le délai d’attaque de base de Sivir. Activez cette compétence immédiatement après une attaque de base pour maximiser vos dégâts.
  • Essayez de garder Bouclier magique pour les compétences ennemies capables de vous étourdir ou de vous immobiliser.

L'histoire de Sivir:

Sivir est une célèbre chasseuse de trésors et capitaine de mercenaires œuvrant dans le désert de Shurima. Armée de sa légendaire lame en croix, elle a triomphé d’innombrables batailles pour les clients prêts à honorer ses tarifs exorbitants. Connue pour sa détermination et son ambition démesurée, elle tire sa fierté des nombreux trésors qu’elle a déterrés dans les tombes les plus périlleuses de Shurima… et revendus au prix fort. Mais le jour où des forces ancestrales se sont éveillées au plus profond de Shurima, Sivir s’est retrouvée tiraillée entre deux destins conflictuels.

Sivir découvrit d’elle-même la dureté de la vie dans le désert lorsque sa famille entière fut tuée par des Kthaons, l’une des tribus de maraudeurs les plus redoutées de Shurima. Dans les semaines et les mois qui suivirent le massacre, elle survécut en volant de quoi manger dans les marchés locaux et en explorant les ruines du désert à la recherche de babioles à revendre.

Même si ces ruines avaient déjà été ratissées par de précédents voleurs, Sivir avait un don pour découvrir les trésors que d’autres avaient ratés. Son œil entraîné et son implacable détermination lui permettaient de dénicher des passages secrets, de résoudre des énigmes antiques pour révéler des catacombes inconnues, ou encore d’esquiver des pièges mortels.

Quand il y avait trop de travail pour une seule personne, il lui arrivait de convaincre d’autres enfants de venir piller des tombes avec elle. Simplement équipés de cordes et de bougies, les orphelins affamés descendaient dans les ruines le long de tunnels étroits, espérant y trouver tout objet de valeur.

Un jour, Sivir et sa compagnie s’aventurèrent dans les profondeurs d’une tombe inconnue qui, jurait-elle, débordait d’objets de valeur. Au bout de longues heures d’exploration, ils parvinrent finalement devant une entrée secrète, mais furent dépités en découvrant que la salle qu’elle protégeait était vide. Furieuse d’avoir besogné en vain, Mhyra, la partenaire la plus âgée de Sivir, exigea qu’elle abandonne son rôle de chef. Elle refusa, ce qui entraîna une terrible bagarre. Mhyra, qui était plus grande et plus forte que Sivir, prit rapidement le dessus sur elle, au point de la pousser du haut d’une corniche. Sivir se réveilla quelques heures plus tard, seule, dans l’obscurité. Contenant sa panique, elle retraça lentement ses pas, sans rien voir, progressant au jugé jusqu’à finalement retrouver la lumière du jour. À son retour au repaire, elle découvrit que l’amie qui l’avait trahie avait fui en emportant tout ce que possédait Sivir.

Elle jura alors que plus personne ne la trahirait jamais de nouveau. Bien décidée à apprendre à se défendre, elle rejoignit les rangs d’un groupe de mercenaires mené par la légendaire Iha Ziharo, servant tour à tour de porteuse d’armes, de guide et de larbin à ses nouveaux compagnons.

Des années durant, elle dormit avec une dague glissée sous sa couverture. Elle ne faisait nullement confiance aux guerriers de Ziharo, bien consciente qu’ils n’avaient juré fidélité qu’à l’argent promis, mais elle fit en sorte d’apprendre le plus de choses possible auprès d’eux. Sivir s’entraîna à combattre. Tous les jours, armée de sa détermination, elle s’entraînait en affrontant les plus jeunes des mercenaires.

Son dévouement indéfectible et ses compétences de plus en plus affûtées attirèrent l’attention d’Iha Ziharo, qui décida de prendre Sivir sous son aile ; un honneur auquel peu avaient pu prétendre. Au fil des ans, Sivir devint une redoutable guerrière. En tant que sergente d’Iha, elle mena de nombreux combats contre des armées, des bandits et des tribus belliqueuses. Lorsque les guerres prirent fin et que les mercenaires ne trouvèrent plus de contrats, Sivir mena des expéditions dans les ruines, à la recherche des trésors perdus de Shurima.

Avec le temps, Sivir s’agaçait de rester dans l’ombre de Ziharo. C’était elle qui s’appropriait la plus grande part des butins et de la gloire, quand bien même leurs richesses provenaient avant tout de la connaissance qu’avait Sivir des tombes shurimiennes. Ziharo se refusait qui plus est à combattre pour les seigneurs de guerre dont la réputation sanguinaire était incompatible avec son propre code de l’honneur. Pour Sivir, l’or ne portait pas la trace du sang qui avait été versé. Dans de telles transactions, elle ne voyait aucune place pour la morale.

La plupart des mercenaires étaient d’accord avec elle, si bien qu’ils complotèrent pour qu’elle remplace leur chef. La veille de leur coup d’État, Ziharo eut vent de leurs intentions. Folle de rage, elle décida de frapper la première et de retourner son épée contre son élève pendant son sommeil. Sivir s’attendait à une telle attaque et vainquit Ziharo lors d’une terrible rixe à l’arme blanche. Pourtant, elle fut surprise de constater qu’elle ne pouvait se résoudre à tuer celle qui avait été son mentor. Elle ne pouvait pas oublier que c’était elle qui l’avait recueillie alors qu’elle était une jeune femme anonyme, rongée par l’amertume. Elle décida finalement d’abandonner Ziharo dans le désert avec une outre à moitié remplie d’eau et une pièce, lui souhaitant bonne chance sans vraiment le penser.

La réputation de la troupe de Sivir devint bien vite celle d’un groupe de guerriers intrépides et d’explorateurs capables de mettre la main sur des reliques entrées dans la légende. Les barons du désert, les marchands fortunés et les collectionneurs d’objets occultes engageaient Sivir pour qu’elle mène leurs guerres ou retrouve des trésors rares et disparus. Les explorateurs étaient prêts à payer très cher pour s’offrir ses talents, dans le but de traverser des territoires dangereux ou d’arpenter les ruines antiques de Shurima. Des chefs de clan engageaient ses hommes pour défendre leurs terres contre les raids noxiens, tandis que les seigneurs de guerre faisaient appel à ses services afin d’assurer le succès immédiat de leurs campagnes.

L’année des Mille tempêtes, le seigneur d’une antique cité shurimienne connue sous le nom de Nashramae engagea Sivir pour qu’elle retrouve une lame en forme de croix qui, prétendait-il, appartenait à sa famille. Il envoya sa garde personnelle pour l’accompagner et augmenter ses chances de réussite et, après une quête longue de plusieurs mois, Sivir découvrit enfin l’emplacement de l’arme. Elle la retrouva à l’intérieur du sarcophage d’un héros depuis longtemps oublié, enfoui sous une épaisse couche de gravats. Elle éprouva le sentiment étrange que sa vie entière l’avait conduite jusqu’à cet instant. L’arme resplendissait de l’or et des émeraudes qui la couvraient. Malgré son âge, elle était aussi tranchante que si elle avait été forgée le jour même.

Sivir fut subjuguée par l’arme, au point de penser que la lame l’avait attendue là tout ce temps. Quand le capitaine des gardes de Nashramae l’invita à retourner auprès de son maître pour lui remettre son dû, elle sut qu’elle ne pouvait se résoudre à s’en séparer. Elle projeta la lame de telle sorte qu’elle décrive un arc de cercle, et découvrit avec joie qu’elle avait décapité non seulement le capitaine, mais aussi les trois hommes derrière lui, avant de revenir jusqu’à sa main. Jamais une arme ne lui avait semblé si agréable à manipuler et si puissante quand elle la lançait. Elle se fraya un chemin hors de la tombe en terrassant chacun des hommes du seigneur de Nashramae.

Les récits des exploits et de la férocité de Sivir étaient déjà légion dans la région de Shurima, mais alors que sa légende grandissait, sa réputation finit par s’étendre bien au-delà des limites du désert. À Noxus, l’histoire de ses faits d’armes atteignit finalement les oreilles de Cassiopeia, une noble ambitieuse qui convoitait une relique qu’elle pensait enterrée au beau milieu du désert. Ne manquant pas d’argent pour la payer, elle engagea Sivir pour qu’elle la guide dans les profondeurs de la capitale perdue de Shurima.

Par instinct, Sivir ne faisait pas confiance à Cassiopeia, mais elle ne comptait pas passer à côté d’une expédition aussi rentable. Alors qu’elles s’enfonçaient dans les catacombes sinueuses de la cité enfouie, des pièges plus mortels les uns que les autres coûtèrent la vie à de nombreux mercenaires de Sivir, mais Cassiopeia refusait de faire demi-tour. Au bout de plusieurs jours d’une descente inexorable dans les ténèbres, elles atteignirent finalement un énorme bas-relief représentant des empereurs antiques et des guerriers transfigurés aux têtes d’animaux. Alors que la plupart des constructions qu’elles avaient vues jusque-là avaient été détruites par les millénaires passés sous le sable, cette fresque était encore intacte. En contemplant les gravures, Sivir sentit son sang frémir. Elle était hypnotisée, comme si elle venait de comprendre quelque chose. Son destin fut scellé dans ce moment d’inattention.

Cassiopeia profita de cette distraction pour s’approcher de Sivir et planter une lame dans son dos. Elle s’effondra, agonisante, son sang se mêlant avec le sable. Cassiopeia arracha la lame en croix de la poigne faiblissante de Sivir, dont les sens se brouillaient comme une bougie battue par le vent. Alors que la chaleur la quittait, la mort se referma sur elle.

Mais le destin n’en avait pas fini avec Sivir. Au moment où son énergie vitale se vida, son ancêtre depuis longtemps disparu, l’empereur Azir, fut ressuscité par l’écho de la noblesse contenue dans son sang. Il transporta son corps jusqu’à l’Oasis de l’aube, un bassin sacré autrefois rempli d’eau régénérative. Asséché depuis des milliers d’années, il débordait désormais d’un flot cristallin par la simple présence d’Azir. L’eau curative enveloppa le corps de Sivir, effaçant comme par miracle la blessure mortelle que lui avait infligée Cassiopeia.

Dans un halètement pénible, Sivir ouvrit les yeux, abasourdie et perdue comme si elle venait d’être arrachée à un rêve. Un visage étrangement familier la contemplait avec tendresse. Elle cligna des yeux, se demandant si elle était vivante ou morte. Tout autour d’elle, des spirales de sable hautes de centaines de mètres formaient des palais gigantesques, des temples richement décorés et des places imposantes. L’antique cité de Shurima s’était relevée de son cercueil de sable dans toute sa splendeur et sa gloire, couronnée par un énorme disque doré qui brillait plus fort encore que le soleil au zénith. Le retour d’Azir avait marqué la restauration de la capitale, renouant avec sa majesté d’antan.

Sivir avait grandi en étant bercée par les légendes des Transfigurés, mais pensait que seuls les enfants et les idiots pouvaient croire à de telles sottises. Entourée par cette cité qui venait de se reconstituer brique par brique à partir de rien, et accompagnée d’un empereur antique qui lui parlait de sa lignée perpétuée et de ses rêves d’empire ressuscité, Sivir était totalement bouleversée. Tout ce en quoi elle avait cru était à présent ébranlé.

Alors que les mots d’Azir résonnaient encore dans son esprit, elle retourna à sa vie de mercenaire. Elle trouvait le réconfort dans les combats qu’elle menait au quotidien pour gagner sa vie. Elle peinait à admettre qu’elle pouvait être l’héritière d’un empire disparu et faisait de son mieux pour ne plus y penser. Même si ce qu’Azir lui avait dit était vrai, elle était convaincue que personne ne serait capable d’unir les tribus disparates de Shurima. Les seigneurs de guerre les plus puissants étaient capables de contrôler de petits territoires pendant un temps, à force d’or et de combattants, mais le pays entier ne s’unirait jamais sous une bannière commune et s’inclinerait encore moins devant une seule personne, même s’il s’agissait bien d’un empereur antique.

Alors qu’Azir lutte pour rétablir son empire autrefois glorieux, Sivir, tourmentée par le doute, ignore si elle sera capable de renouer avec sa première vie. Des forces surgissent et menacent d’envahir son monde. Pour le meilleur ou pour le pire, le destin lui a donné une seconde chance.

Elle doit désormais choisir sa voie et forger un nouvel héritage.